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| Il n’y a pas si longtemps il y avait une seule
construction à cette escale maritime, un petit magasin qui devait servir
de dépôt pour les marchandises qui arrivaient ou partaient. Mais en 1800
la croissance du secteur marbrier donna l’impulsion décisive pour le développement
du port. La zone prit l’aspect d’un immense dépôt de marbre, tant et si bien que sur cette grande place les chars n’arrivaient presque pas à passer entre les blocs. |
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Le commerce du marbre croissait et augmentaient
aussi les activités qui lui étaient liées par exemple les entreprises de
transport maritime se sont multipliées. Dans la première moitié du 19ème siècle il y en avait au moins une douzaine (nous voyons à coté la carte de visite de l’un d’entre elles). Le chargement des blocs alternait avec celui de caisse pleine de carreaux pour les pavements et c’était autour une animation continuelle d’ouvriers dont le nombre croissait chaque jour. |
| Voilà pourquoi près de l’embarcadère avec son
beau petit fort voulu par Léopold 1er en 1786, apparurent de nombreuses
maisons. Avec le temps l’ancienne zone du petit magasin, dite aussi Forte
dei Marmi, se transforma en un quartier habité. Dans la chaîne de production du marbre chaque habitant de Versilia avait donc son rôle. La population à cette époque se divisait en deux catégories: celle des marins, les propriétaires des bateaux qui emmenaient le marbre et les «terrazzini», soit les ouvriers du marbre et compagnie. |
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Puis les maisons de Forte ne serviront plus que pour accueillir les baigneurs : le pays commençait déjà à se transformer en lieu de séjour de bonne réputation touristique. Une vocation qui s’est si bien développée au fil des ans que Forte dei Marmi est devenue une des stations balnéaires les plus côtée pour vacanciers italiens et étrangers. Le pont, autrefois en bois a aujourd’hui une structure moderne. |
| Comme on le voit sur la photo, près du pont il y avait des
voiliers, les bateaux du marbre. Les blocs arrivaient là grâce aux bœufs
mais comment étaient ils embarqués sur les bateaux ? On utilisait un instrument que l’on pourrait comparer par le principe de fonctionnement à une grue d’aujourd’hui : la «mancina». On la voit reconstituée en haut de cette page. |
| La grue, grâce à un ingénieux système d’engrenage
réussissait à soulever des blocs très lourds, même si l’opération n’était
pas des plus simples et à les déposer sur les bateaux. Comme le résume le graphique à droite, en 1884 14.473 tonnes de marbre des carrières de la Versilia quittèrent le port. Et tout cela fut rendu possible par la « route de la mer » « via di marina » voulue par Michel-Ange et qui reliait la montagne à la mer. |
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